Interview de Deficiency, 21/03/11

Petite interview avec Laurent Gisonna, chanteur et guitariste du groupe Deficiency, qui nous en dit un peu plus sur le premier album (sorti ce 19 mars), intitulé State Of Disillusion. 





Hello Laurent!
Peux-tu tout d’abord présenter rapidement le groupe pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ?

(Laurent Gisonna : ) Salut à toi! Deficiency est composé de quatre membres, Mathieu à la guitare rythmique, Anthony à la batterie, Vianney à la basse, qui est arrivé très récemment, et moi-même, Laurent, à la guitare solo et au chant. Nous officions dans ce qu’on pourrait appeler un Heavy/Thrash Metal.


Comment a commencé votre aventure ?
Deficiency est né courant 2008 des cendres d’une autre formation en reconstruction. Mathieu et Anthony ont rejoint un projet metal que j’avais initié avec un autre bassiste à l’époque. Nous nous connaissions déjà, puisqu’étant des anciens camarades de classe !


Votre album est sorti ce samedi 19 mars. Peux-tu nous en dire plus sur la composition de celui-ci ?
Les morceaux présents sur notre premier album « State Of Disillusion » sont pour la plupart issus d’époque relativement récente, deux années au plus, même si certains titres ont été composés avant la création du groupe actuel. C’est le fruit d’un long travail en répétition. En général, j’apporte l’essentiel de la structure ou des riffs des morceaux, et ensemble nous faisons le tri, chacun apportant ses idées et développant le titre.


D’ailleurs, quelles ont été vos principales influences artistiques lors de sa création ?
Nous aimons différents « courants » de metal, et nous développons à partir d’influences tant anciennes que modernes notre style qui , même s’il n’a rien de réellement novateur, est un bon compromis entre le Thrash agressif et le Heavy bien lourd et mélodique, même si nous sommes plus proches du Thrash dans l’esprit. Le chant reste justement « chanté » la plupart du temps, ce qui apporte un plus à l’aspect mélodique de nos compositions, sur lequel nous insistons. Metallica, Machine Head, Megadeth, Trivium, Soilwork et bien d’autres sont les groupes que nous affectionnons en particulier. C’est pourquoi il n’est pas surprenant de retrouver des guitares harmonisées et de nombreux soli dans nos morceaux !


Comment s’est passé votre passage en studio ?
Très bien ! Nous avons enregistré au home studio de Benjamin Marchal, guitariste/chanteur de My Dark Project et batteur de Cadaveric Hunter, qui est quelqu’un de vraiment génial. Nous avons conjugué entre nos emplois du temps respectifs pour mettre en boîte cet album, ce qui nous a pris tout de même pas loin d’un an ! Benjamin s’est occupé de la production de A à Z, de l’enregistrement du Mastering, en passant par le mixage. Il nous a beaucoupaidés dans les moments stressants, le tout dans une ambiance décontractée ! Il fait même une apparition au chant sur un titre de notre album. Le travail en studio est toujours délicat, surtout quand on n’a pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, ce qui est notre cas. Au final nous sommes satisfaits du son, la production est propre et efficace, ce qui est important pour se faire
remarquer.


Vous avez donc organisé une soirée pour la sortie de cet album. Je suppose que vous avez joué des morceaux de celui-ci. Avez-vous déjà eu des réactions à propos des titres ?

Oui pour cette soirée particulière, nous avons tout simplement joué l’album dans son intégralité, en plus de quelques reprises que nous aimons. Le public a répondu présent, et les critiques sont plutôt bonnes, ce qui fait bien sûr très plaisir ! Généralement, nous recevons des mots gentils de personnes d’âge et d’horizons différents. C’est encourageant pour la suite !


Peux-tu nous parler de ta composition favorite et ce dont elle parle ?

Chaque membre du groupe a une préférence pour un titre différent. En ce qui me concerne, j’aime beaucoup « Reconquered ». Au niveau de l’aspect musical, il reflète bien notre style : des riffs puissants, des guitares harmonisées, des passages mélodiques furieux, des breaks et de la double pédale ! Ce titre figure vers la fin de l’album qui retrace le parcours d’une personne succombant doucement à la schizophrénie, qui bascule dans la folie. Ce morceau décrit le combat entre les deux personnalités, les deux mondes qui sommeillent en lui, la folie reprenant finalement le dessus sur la raison.


Avez-vous déjà de nouveaux projets en tête ?

Nous avons déjà quelques riffs pour de nouveaux morceaux, mais le plus important pour nous est de promouvoir notre album et d’essayer de se faire un nom sur la scène régionale. Pour cela nous essayons d’enchaîner les dates, le live est la meilleure vitrine pour un groupe.


En ce qui concerne la région, et les alentours, que penses-tu de
la scène musicale, en tant que musicien ?

La région Lorraine, mais aussi l’Alsace, comptent de très bons groupes de metal, elles sont assez productives, ce qui fait bien sûr plaisir ! Il y a de nombreux talents par chez nous, il faut donc soutenir un maximum les groupes en allant les voir en concert, en achetant leurs albums…C’est ainsi que la scène se pérennisera et continuera d’être prolifique ! Sans le public, les groupes ne sont rien, il ne faut jamais l’oublier !


Et le public lorrain ?

De manière générale, il répond assez bien à l’appel. Evidemment, il peut arriver qu’une soirée ne fonctionne pas, mais globalement les Lorrains sont friands de gros son ! Pour preuve, de nombreuses associations voient le jour et organisent des évènements auxquels le public répond présent. On voit de plus en plus de groupes d’envergure nationale, voire internationale jouer en Lorraine dans diverses salles. On donne à ce moment l’opportunité à des groupes locaux d’ouvrir pour eux, ce qui est vraiment super. Le public en redemande, c’est pour cela que les concerts de ce type sont de plus en plus nombreux ! Voir Devildriver, Amon Amarth ou Blaze Bailey côtoyer My Dark Project, Blame ou A Very Sad Story, c’est tout simplement genial pour le public!


Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs lors de vos concerts ?

Je ne qualifierais pas ce concert comme étant le pire, car c’était une super soirée : c’était l’an passé au dock 412, bien connu des metalleux mosellans. Nous avons répondu à une invitation de Blood Troopers, groupe du Pas-de-Calais alors en tournée française. C’était un jeudi soir, et il n’y avait strictement personne ! Chaque groupe a joué pour l’autre présent dans la salle. Au final c’était énorme, mais la soirée a fait un flop total ! Je crois qu’il y avait eu deux entrées !

Le meilleur, même s’il est difficile de faire le tri comme ça, c’était récemment à Strasbourg. Nous avons joué au Molodoï en remplacement de dernière minute d’un groupe qui s’est désisté lors du « Brutal Beauty Fest », qui comme son nom l’indique, était censé accueillir des groupes avec une front-women à voix hurlée. Au final nous étions le seul groupe au chant « chanté » masculin, mais l’accueil du public était énorme. Nous nous sommes éclatés sur scène comme jamais !


Quelle serait votre affiche de rêve ?

Difficile à dire, mais l’affiche du Sonisphere d’Amnéville en est tout de même proche. Nous sommes de grands fans de ces groupes de Thrash de la Bay Area, et voir débarquer Metallica, Slayer, Megadeth et Anthrax à trois quarts d’heure de chez nous, c’est tout simplement inespéré ! En plus Gojira sera de la partie. C’est un groupe que nous affectionnons tout particulièrement aussi !


Que puis-je vous souhaiter pour la suite ?

De continuer à faire ce que nous aimons le plus longtemps possible !


Je te laisse le mot de la fin !

Merci à toi pour ton intérêt, et de nous laisser la parole, merci au public qui soutient et qui fait vivre le metal !


Encore merci à Laurent de s'être prêté au jeu des questions !


Marilou V.