Home Sweet Home, 12/04/13 @ Nancy





Ce mois-ci a lieu à Nancy le festival Home Sweet Home organisé par l’association Off Kultur. Il consiste à faire jouer des groupes en appartements. Huit soirées, et deux groupes par soir. Des formations venant de différents horizons géographiques et musicaux pour que chacun y trouve son bonheur.

Et parmi ce petit paquet d’artistes, il y avait deux groupes que l’on adore à Nancy : Hoboken Division et The Aerial. Les Hoboken ont joué le 12 avril dans un bel appartement de la rue de la Commanderie. Pour ouvrir la soirée, un artiste venant d’Alsace : Thomas Schoeffler Jr. Une guitare sèche, un harmonica, un tambourin, et c’est parti pour un moment d’évasion sous le soleil d’Amérique avec un son oscillant entre country et blues. On a vite fait de se mettre à rêver de ranchs et de chapeaux de cowboy. Les morceaux sont rythmés, avec des mélodies simples, mais toujours entrainantes. L’artiste nous séduit avec sa bonne humeur et son sens de l’humour. Si les thèmes de ses chansons ne sont pas forcément des plus gais, sa musique elle, nous met tout de même de bonne humeur et fait bouger les têtes. Quelques morceaux plus posés viennent s’insérer et le chanteur s’offrira le luxe d’interpréter des covers de Bruce Springsteen, Johnny Cash  et Hank Williams. Il est très communicatif, et nous avoue que c’est très étrange pour lui de jouer avec autant de proximité. Il a en tout cas semblé apprécier l’expérience, et s’est montré touché par la bonne réception du public (agréablement restreint en cette soirée). 

Après cela, on reste dans l’ambiance américaine avec Hoboken Division. Le duo annonce qu’il va jouer un peu plus fort que son prédécesseur. En effet, leur musique est plutôt associée aux riffs saturés et au gros son crade. Marie et Matthieu l’avouent d’ailleurs avec des sourires d’excuse,  jouer comme cela en acoustique est une première pour eux. Ils ont tout de même apporté leur boîte à rythme, histoire de sonner un peu comme du Hoboken Division. Et finalement, malgré pas mal de soucis techniques et ajustements, le duo fait comment il peut, et le résultat tient la route. Ils ont adouci ce blues rock garage qu’ils savent si bien jouer, mais on sent qu’ils ont envie d’en donner plus. Malheureusement, ce soir, le cadre n’est pas approprié. C’est un plaisir de les regarder jouer. Le duo échange de nombreux regards et sourires. Leur complicité est évidente et fait plaisir à voir. Ils alternent entre compos et reprises. Mathieu, qui officie à la guitare, s’est même essayé au chant le temps d’un morceau, mais la meilleure reste Marie avec sa belle voix grave et profonde.

Le lendemain, le rendez-vous à lieu rue des 4 Eglises. L’appartement est immense, car ce soir est la soirée ayant attiré le plus de personnes. Tout le monde s’entasse pour découvrir Paulette Wright, une jeune artiste venue de Reims. Sa musique entre folk et poésie est portée par une voix puissante, parfois presque enfantine. D’abord seule avec sa guitare, elle est ensuite rejointe par ses deux musiciens au banjo et à la batterie. Les morceaux frais, parfois métissé passent avec simplicité et fluidité. Elle a terminé par un très joli titre chanté a cappella.

Puis, vient le moment d’applaudir The Aerial. Le groupe revient de loin. Après avoir fait de grosses dates, des premières parties, après avoir tourné longtemps et s’être éloignés, le groupe revient chez lui. S’il  a gagné en expérience scénique, il n’a en rien perdu de son humilité. Joe, au chant, revient sur les récents concerts et avoue que c’est bien plus cool d’être dans un petit espace tout proche du public, et sans barrières. Les garçons ont toujours cette aisance désinvolte et la magie n’a pas disparu. Qu’on aime ou pas leurs EPs, on est obligé d’aimer le live. Parce que c’est The Aerial, tout simplement. The Aerial…ou presque. Car ce soir, il y avait quelques petits changements de line up. La nouveauté est qu’ils étaient accompagnés sur quelques morceaux d’une violoniste. Ils ont également été rejoints à certains moments par un membre de Mets Toi Bien Crew, une autre formation nancéienne. Ce chanteur a donc ajouté une touche rappée aux morceaux électro-pop des Aerial. Et s’il y avait des invités, ce n’était pas un hasard. Car tous les fans du groupes ont pu constater que ce soir, Nicolas n’était pas à la basse, mais dans le public. Le groupe ne s’est pas expliqué, mais d’après certaines sources, attendez-vous à voir du changement prochainement chez les Aerial.

Deux soirées qui se sont donc achevées dans la chaleur et la bonne humeur. Les artistes aiment ce genre d’expérience et il en va de même pour le public. Cette proximité et cette intimité avec les groupes sont un régal. Et il n’est pas trop tard pour en profiter, il reste encore trois dates : 

-Mercredi 17 avril : TWIN PRICKS / JUNE BUG AND THE STORYTELLERS
-Samedi 20 avril: BOO HOO / TOBY GOODSHANK
-Dimanche 21 avril: CULTURE REJECT / CASCADEUR (piano/voix)

L’entrée par soirée est de cinq euros, et il est possible d’acheter des pass pour plusieurs soirées. A savoir qu’il y a à boire et à manger sur place. Plus d’infos à cette adresse : http://www.offkultur.com/